vendredi 27 novembre 2009
Les tortues de Bolilanga - Franck Prévot
Alam, petit garçon indonésien, a du mal à surmonter la mort de son petit frère. Son grand-père lui raconte l'histoire d'Ibou Min' : les enfants qui meurentdeviennent des tortues et rejoignent l'île d'Ibou Min, cette légende parvient à redonner du baume au coeur du garçon. Un jour, un promoteur décide de bâtir un complexe hôtelier sur l'île d'Ibou Min', le jeune Alam décide alors de faire échouer ce projet afin de protéger les tortues.
Les premières lignes :
Alam mangerait tous les langsats de la Terre ! L'arbre en est couvert et il n'a plus qu'à tendre les bras pour en cueillir de pleines poignées sur les branches basses. Tendre la main, cueillir, manger. Sentir le craquement souple du fruit dans la bouche et laisser couler cette fontaine juteuse et sucrée. Cueillir dans la chaleur orageuse de cette fin d'après-midi : un bonheur soudain facile après une pénible journée de défrichage. La bouche pleine, il remplit sa hotte en pensant à ses parents : eux aussivont se régaler ce soir. Cueillir, cueillir encore. Et demain, jour de marché, vendre ce qui restera. Rapporter un peu d'argent à la maison.
J'ai lu ce roman dans le cadre du prix littéraire de la ville d'Annemasse, sélection 6ème. Je n'ai pas accroché dès le début, très vite, l'auteur nous parle beaucoup de mort, de la famille du personnage principal, des choses qui m'ont plutôt ennuyée. Au bout de plusieurs pages arrive la légende. Elle est bien sûr intéressante, mais elle n'a rien de palpitant. Je l'ai lu jusqu'au bout parce que c'est une lecture pour le travail et qu'il est très court, mais je n'ai pas été conquise.
mercredi 25 novembre 2009
La tête en friche - Marie-Sabine Roger
Germain Chazes est un homme d'une quarantaine d'années, il vit dans une caravane au fond du jardin de sa mère et il passe son temps entre le bar et le jardin public pour donner à manger aux pigeons. Il a, comme le titre l'indique, la "tête en friche", il est un peu simplet et il ne comprend rien aux mots qui sont écrits dans les livres. Un jour, il rencontre Margueritte, une dame âgée, au jardin public, elle aussi donne à manger aux pigeons. De fil en aiguille, une belle amitié va se nouer entre eux grâce aux livres. Margueritte va faire découvrir à Germain dans un premier temps La Peste d'Albert Camus puis le dictionnaire et ensuite Les promesses de l'Aube de Romain Gary. La vieille dame et les livres vont bouleverser la vie de Germain.
Les premières lignes :
"J'ai décidé d'adopter Margueritte. Elle va bientôt fêter ses quatre-vingt-six ans, il valait mieux pas trop attendre. Les vieux ont tendance à mourir.
Comme ça, s'il lui arrive un truc, je sais pas -tomber par terre dans la rue, ou se faire gauler son sac- je serai là. Je pourrais arriver tout de suite et pousser les gens du milieu, leur dire :
- Ok ! C'est bon, tirez-vous, maintenant ! Je m'en charge : c'est ma grand-mère.
Ce n'est pas écrit sur sa tête qu'elle est seulement adoptée. Je pourrais lui acheter son journal, ses bonbons à la menthe. M'asseoir près d'elle dans le parc, aller la voir aux Peupliers, le dimanche. Et rester pour manger avec elle à midi, si je veux.
Bien sûr, avant aussi, j'aurais pu, mais je me serais senti en visite. Maintenant, ce sera par plaisir, et aussi par devoir. C'est ça qui est nouveau : les obligations familiales. C'est un truc qui va bien me plaire, je le sens."
Au départ, j'ai été un peu destabilisée par le langage familier, bien sûr, sa présence est justifiée puisque le narrateur est Germain, mais je n'aime pas trop habituellement ce genre d'écriture. Mais ici, après les premières pages, cela ne m'a plus dérangée car l'histoire est si belle que je n'y ai plus fait attention, je dirais même que, paradoxalement, le langage familier contribue à la poésie du roman. Il s'agit d'une très belle histoire d'amitié entre deux personnages aux apparences très différentes mais qui, à bien y réfléchir, ne sont pas si différents que cela. Il s'agit aussi d'un très bel hommage à la littérature : grâce à elle, Germain va s'ouvrir au monde, même si sa vie ne change pas, il ne la verra plus jamais pareille. Je n'ai pas lu Les promesses de l'aube mais le roman de M.S. Roger m'a donné envie de le lire, il a l'air, d'après ce qu'en disent Margueritte et Germain, magnifique !
Ce roman sera adapté au cinéma par Jean Becker avec Gérard Depardieu dans le rôle de Germain, la sortie est prévue pour juin 2010, j'espère que le film sera aussi poétique que le livre, le pari me semble difficile mais je ne veux pas préjuger du travail du metteur en scène.
Ce roman m'a été envoyé par alapage.com, je remercie Sabrina Foissy pour cette découverte.
dimanche 22 novembre 2009
Madame, vous êtes une prof de merde ! – Charlotte Charpot
Ce livre est le témoignage d’une enseignante. D’abord parachutée pour sa première affectation en banlieue, épuisée, elle décide ensuite de partir exercer son métier en Belgique, pays dont l’éducation est prise pour modèle par le fameux « rapport Pochard ». Là, c’est encore pire qu’en France, professeur de français, on lui demande d’assurer les cours d’histoire et de religion. Plus personne ne veut enseigner en Belgique tant les conditions de travail sont déplorables. Elle finit par démissionner et par se reconvertir dans le secrétariat. Sa reconversion est difficile, mais elle y parvient.
Les premières lignes :
"Cette histoire débute aujourd’hui. J’ai un entretien d’embauche. Secrétaire. Lorsque j’entre, on me sourit. Immédiatement, on vient vers moi : il me faudra patienter un peu. On me propose un rafraîchissement, un café, de l’eau plate, ou gazeuse, fraîche. C’est trop ! Veuillez excuser ce malentendu, j’arrive à peine, je ne travaille pas encore chez vous, il y a confusion ! Si ? J’y ai droit ? La bouteille ET le gobelet ?!"
Autant le dire tout de suite, ce livre n’est pas gai. Le tableau que dresse l’auteur est profondément pessimiste. Je l’ai acheté un soir de déprime alors que je cherchais tout autre chose dans ma librairie, j’ai été servie, je l’ai lu en une soirée et je suis sortie de ma lecture encore plus déprimée ! Tout ce que dit l’auteur est vrai, j’ai reconnu certaines situations, ses réflexions sont justes. J’espère en revanche qu’elle se trompe sur le devenir de l’Education en France, si l’on prend comme modèle la Belgique, on court à la catastrophe…
Cette lecture était très instructive, cependant, je préfère lire des romans, eux, au moins, n’apportent que du plaisir (en tout cas c’est leur but) et nous permettent de nous évader de notre quotidien alors que les témoignages de ce type font exactement l’inverse.
Si vous ne savez rien du travail d'un enseignant et que vous êtes prêts à oublier vos clichés sur cette profession, courrez lire ce livre. En revanche, si, comme moi, vous êtes enseignant et que vous n'aimez pas ressasser, que vous n'avez pas envie d'avoir le moral en berne suite à une lecture, prenez un bon roman et passez votre tour pour ce livre...
vendredi 20 novembre 2009
Céleste, ma planète - Timothée de Fombelle
L'histoire se déroule dans le futur. Les gens vivent dans des immeubles vertigineux (plus de 300 étages), ils transitent par le sous-sol, l'exterieur est réservé aux voitures exclusivement. Le narrateur est un adolescent qui jure, au début du roman, de ne plus jamais tomber amoureux après une mésaventure. Seulement voilà, il rencontre Celeste...
Les premières lignes :
"La première fois qu'elle m'a embrassé, nous étions suspendus par des câbles à cent vingt mètres du sol, avec quinze hommes armés à nos trousses. C'est peut-être pour cela que, pendant longtemps, je n'ai pu l'approcher sans avoir le vertige.
Aujourd'hui, j'écris son nom en haut de ce petit cahier trempé qui me reste. Il fait froid. Le feu n'y change rien. Je ne sais pas pourquoi l'encre de mon stylo ne gèle pas. Cette histoire, je n'aurai pas assez de pages pour en faire un roman, juste assez pour laisser une trace, la trace bleue de ce qui changera ma vie et aurait pu changer le monde.
Céleste."
J'ai lu ce roman dans le cadre du prix littéraire jeunesse d'Annemasse, dans la sélection 6ème. J'ai eu un coup de coeur ! Il s'agit d'une histoire d'amour mais c'est aussi une fable écologique. Le style est agréable et l'histoire est pleine de poésie. J'ai été conquise ! Je n'en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture.
mercredi 18 novembre 2009
Tag : automne
Le tag de l'automne circule sur les blogs, je l'ai vu entre autres chez Stephie et aussi chez Edelwe qui nous laisse libres de le reprendre si on le souhaite. C'est ce que je fais aujourd'hui.
Il s'agit de dire quelles sont les 7 choses qui rythment mon automne :
1) Bien évidemment la lecture, j'ai eu une période de creux en septembre-octobre à cause de mon travail et d'un emploi du temps personnel plus que chargé, mais je compte bien rattraper mon retard ! J'ai plein d'envies, mon cahier LAL se remplit et ma PAL prend de la hauteur.
2) Très bientôt, le challenge "j'aime les classiques" organisé par Marie...l'avant-première de ce challenge est pour bientôt !
3) Ma fille Elsa, elle aura 10 mois fin novembre, elle est mon rayon de soleil, ma princesse à moi ! bien sûr aussi son papa, l'homme de ma vie et notre chat, à nous 4, nous essayons de nous constuire une petite bulle où on est bien.
4) La cuisine. Je prends de temps en temps des cours de patisserie, le dernier date de samedi dernier, j'ai appris à réaliser une bûche patissière, un régal ! j'adore cuisiner.
5) Evidemment, mon travail, il me prend énormément de temps, j'adore le contact avec les élèves, en revanche, le côté administratif est moins ma tasse de thé...
6) La déco : notre appartement est en perpétuelle évolution. Au printemps dernier, nous avons refait la cuisine, nous sommes maintenant en pleine préparation du relooking du salon.
7) Les cadeaux puisqu'à peu de jours près, l'automne débute par mon anniversaire et se termine par Noël. A propos de Noël, c'est une belle fête, un moment de partage, de joie, de simplicité, le swap de Noël organisé par Stephie et Pimprenelle est parfaitement dans cet esprit, j'y participe avec un immense plaisir. Par contre,ce que certaines personnes font de Noël me fait horreur (règne de la consommation, débauche de nourriture, compétions dans les cadeaux, disputes politiques à table)
Tout comme Edelwe, je laisse reprendre ce tag qui veut !

