Mes petites notes de lecture

Je présente dans ce blog mes lectures en tout genre.

jeudi 5 novembre 2009

J'aime les classiques

Je me suis inscrite à un défi vraiment intéressant : "j'aime les classiques" organisé par Mariel :

defi_classique_1_

Il faut, pour ce challenge, lire un classique par mois, cela peut paraître beaucoup, mais dans les classiques, il y a des oeuvres très courtes (pièces de théâtre, recueils de poésie, nouvelles). Je me retrouve bien dans ce défi parce que justement, oui, j'aime les classiques, mais j'oublie souvent de me tourner vers eux.

Je profite de ce billet pour faire, comme beaucoup de blogeur en ce moment,  mon bilan des défis 2009 :

Challenge abc : je n'ose même pas en parler...alors chut !

Défi littérature policière autour des 5 continents : il me reste 3 livres à lire, pourtant j'ai lu des tas de policiers, je suis d'ailleurs en train d'en lire un, mais il ne s'agit pas de ceux que j'avais prévus au départ et qui sont dans ma PAL. L'année n'étant pas encore terminée, j'ai bon espoir...

PlanisphereDefi

Posté par awa74 à 21:26 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mardi 3 novembre 2009

Un Long dimanche de fiançailles - Sébastien Japrisot

dimancheDurant la Première Guerre Mondiale, cinq soldats sont condamnés au tribunal de guerre pour mutilation volontaire. Parmis eux, Manech, le fiancé de Mathilde. Une fois la guerre terminée, la jeune femme fait tout son possible, déplace des montagnes pour connaitre la vérité car la version que lui a donné Daniel Esperanza, le sergent chargé d'emmener les cinq hommes au conseil de guerre, avant de mourir ne lui convient pas, elle veut reconstituer les événements dans leur intégralité et retrouver son Manech, mort ou vivant. Mathilde est une personne volontaire, acharnée qui est capable de remuer ciel et terre par amour. Petit à petit, la vérité se dessine.

Les premières lignes :
Il était une fois cinq soldats français qui faisaient la guerre, parce que les choses sont ainsi.
Le premier, jadis aventureux et gai, portait à son cou le matricule 2124 d'un bureau de recrutement de la Seine. Il avait des bottes à ses pieds, prises à un Allemand, et ces bottes s'enfonçaient dans la boue, de tranchée en tranchée, à travers le labyrinthe abandonné de Dieu qui menait aux premières lignes.
L'un suivant l'autre et peinant à chaque pas, ils allaient tous les cinq vers les premières lignes, les bras liés dans le dos. Des hommes avec des fusils les conduisaient, de tranchée en tranchée -floc et floc des bottes dans la boue prises à un Allemand-, vers les grands reflets froids du soir par-delà les premières lignes, par-delà le cheval mort et les caisses de munitions perdues, et toutes ces choses ensevelies sous la neige.

J'ai vu le film au cinéma lors de sa sortie, comme la plupart des gens, j'ai beaucoup aimé. Aujourd'hui, je peux dire que le livre et le film sont tous les deux réussis, malgré leurs différences (le lieu de l'intrigue, le handicap de Mathilde).
Ce que j'ai vraiment apprécié dans le livre, c'est que l'auteur tisse petit à petit l'histoire comme une toile, les éléments insignifiants au départ prennent petit à petit une plus grande importance. Un Long dimanche de fiançailles s'apparente au roman policier, car Mathilde livre une véritable enquête, non pour retrouver un meurtrier, mais pour retrouver un homme qu'elle espère vivant.  Dès que Mathilde entre en scène, la narration est au présent, cela m'a un peu destabilisée au début, mais ensuite, je n'y ai plus fait attention. Le style de l'auteur est froid, direct, ce qui correspond à l'atmosphère de la guerre. Le seul reproche que je ferais est que les sentiments de Mathilde ne sont pas beaucoup mis en valeur, l'accent est mis sur son combat, j'ai eu l'impression qu'elle oubliait parfois les raisons de ses recherches.
Ce livre est aussi un roman de guerre, j'ai beaucoup appris sur la période de la Première Guerre Mondiale, sur ses atrocités.

Posté par awa74 à 11:35 - Littérature contemporaine - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Swap Cap sur Noël

Stephie et Pimprenelle organisent un swap : Cap sur Noël !

swap

Je n'ai pas pu résister à cette tentation, je me suis inscrite ! Les inscriptions se font du 3 au 15 novembre, il faut avoir un blog actif, pour plus d'informations, allez faire un tour ici ou .

Posté par awa74 à 09:57 - Swap - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 1 novembre 2009

Une maison de poupée - Henrik Ibsen

poupeeUne maison de poupée est une pièce de théatre novégienne de la fin du XIXème siècle.
Nora est mariée à Torvald Helmer, directeur de banque.  Elle lui est totalement soumise et son mari ne la prend jamais au sérieux, il la surnomme son "alouette", son "écureuil" ou son "petit oiseau". Il l'aime, mais il la considère comme inférieure à lui puisque c'est une femme. Seulement, Nora a un secret, lorsque son mari est tombé malade, quelques années auparavant, elle a emprunté de l'argent afin de l'emmener en voyage et qu'il guérisse (ce qui a réussi), mais elle a fait un faux : elle a imité la signature de son père décédé. Son créancier réapparait et la fait chanter.

Les premières répliques :
NORA : Cache bien l'arbre de Noël, Hélène. Il ne faut surtout pas que les enfants le voient avant ce soir, quand il sera décoré. (En s'adressant au commissionnaire et en sortant son porte-monnaie) Je vous dois combien ... ?
LE COMMISSIONNAIRE : Une demi-couronne.
NORA : Voilà une couronne. Non. Gardez la monnaie.
Le commissionnaire remercie et sort. Nora ferme la porte. Elle continue à rire toute seule gaiement, tout en enlevant son manteau.
NORA elle sort de sa poche un sachet de macarons et en mange quelques-uns puis s'avance discrètement jusqu'à la porte du cabinet de travail de son mari et prète l'oreille. Si, il est à la maison.
Elle chantonne de nouveau, en se rendant près de la table de droite.
HELMER, depuis son cabinet de travail : Est-ce l'alouette que j'entends chanter là-bas ?
NORA, elle est en train d'ouvrir quelques paquets : Oui, c'est bien elle.
HELMER : Est-ce l'écureuil qui fait du bruit ?
NORA : Oui !
HELMER : Quand l'écureuil est-il rentré ?
NORA : A l'instant même.(Elle met le sachet de macarons dans sa poche et s'essuie la bouche.) Viens donc, Torvald, viens regarder ce que j'ai acheté.
HELMER : Ne me dérange pas !

Cette pièce de théâtre qui date de plus d'un siècle est restée d'actualité, en effet, les femmes entièrement dévouées à leur mari sont légions. Pourtant, Helmer n'est pas décrit comme un monstre, c'est un homme qui aime sa femme mais qui est esclave des moeurs de son époque : l'homme travaille, il est le "chef de famille" et sa femme est inférieure à lui. Ses répliques m'ont profondément agacée, en particulier lorsqu'il l'appelle son "alouette" ou d'autres surnoms de ce genre, on sent bien sous la plume d'Ibsen la tendresse mêlée au rabaissement. Je comprends que cette pièce ait choqué à son époque car le mariage est décrit du point de vue de la femme, il est désacralisé et l'auteur traite le sujet sous l'angle de l'individualisme. J'ai beaucoup aimé cette pièce, le sujet est intéressant et le style de ce grand écrivain ne fait qu'ajouter du plaisir à la lecture.
Il faut aussi savoir que cette pièce est inscrite au Registre internationnal Mémoire du monde de l'UNESCO.

Posté par awa74 à 18:04 - Littérature classique - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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vendredi 30 octobre 2009

La piscine était vide - Gilles Abier

La_piscine_etait_videLa narratrice, seize ans, est accusée d'avoir tué son petit ami Alex alors qu'il s'agit d'un accident : ils chahutaient au bord de la piscine qui était vide et Alex est tombé la tête la première.
Ce livre de jeunesse très court est édité chez Actes Sud dans la collection "D'une seule voix" qui regroupe des textes brefs et forts écrits à la première personne :"Des textes d'un seul souffle. Les émotions secrètes trouvent leur respiration dans la parole. Des textes à murmurer à l'oreille d'un ami, à hurler devant son miroir, à partager avec soi et le monde", l'éditeur précise que "la grosseur du caractère a été spécialement étudiée pour faciliter une lecture à voix haute."

Les premières lignes : "Ca y est, c'est officiel, je ne l'ai pas tué ! Le verdict vient de tomber, je suis acquittée.
J'ai envie de crier, de crier et de pleurer. De pleurer de joie. Mais je ne peux pas. Entre mes larmes, je vais sourire. Et sa mère est là qui me regarde. Ses yeux ne m'ont pas quittée de tout le procès. Alors je reste là, droite sur ma chaise, le visage impassible, tandis que mes parents se jettent sur moi. Délirants de bonheur."

J'ai rencontré Gilles Abier avec mes élèves l'année dernière lors du festival du livre jeunesse d'Annemasse. Il nous avait expliqué l'origine de cette histoire : lorsqu'il était au lycée, un de ses camarades avait été à l'origine du suicide de quelqu'un, l'auteur s'est toujours demandé de quelle manière le garçon pouvait vivre avec cela. Il a transformé l'histoire, il ne s'agit plus d'un suicide mais d'un accident.
Le style est très simple, dépouillé, dans le but de saisir au plus juste les sentiments de la narratrice. Je trouve au contraire que la simplicité du style rend la narration plate, j'ai préféré, de loin Le Complot des platanes. Ce livre ne me laissera pas un souvenir impérissable, je crois que je l'oublierai aussi vite que je l'ai lu... 

Posté par awa74 à 16:12 - Littérature de jeunesse - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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